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| 26/05/05 Afrik'embal 2005 : le salon a tenu quand même
ses promesses (Fraternité Matin (Abidjan) En dépit des difficultés qui ont émaillé sa tenue, cette rencontre a donné lieu à une volonté de partenariat que ministres et experts africains et européens matérialisent par cette union sacrée. Le rideau est tombé le 14 mai 2005 sur la seconde édition du salon international de l'emballage, Afrik'Embal. Les statistiques : une quarantaine d'exposants et environ 2.000 visiteurs essentiellement des professionnels. Rien avoir avec les 150 exposants et plus de 10.000 visiteurs (dont plus de 5.000 professionnels) sur lesquels tablaient les organisateurs du salon. Notamment l'Association pour la promotion des exportations de Côte d'Ivoire (APEX-CI), Axes marketing et leur partenaire ghanéen, l'Institut de l'Emballage du Ghana (IOPG). Mais un bon point, tout de même, pour la Côte d'Ivoire qui trouvait là une occasion d'exporter son savoir-faire. Permettant à la demi douzaine d'entreprises ivoiriennes participantes d'essayer " de consolider leur positionnement et leur place dans la sous-région " comme le leur avait conseillé Ahoussou-Kouadio Jeannot, ministre de l'Industrie et du développement de la Côte d'Ivoire. Qui n'en finit pas d'insister sur le caractère à la fois " stratégique que vital de l'emballage pour nos industries ". L'environnement hautement concurrentiel né de la mondialisation impose aux entreprises de par le monde, une compétition dont le principal paramètre reste la qualité des produits dont l'emballage apparaît de plus en plus comme un facteur déterminant. Cette réalité, les entreprises participant au salon international de l'emballage, Afrik'Embal tenu à Accra du 11 au 14 mai 2005, s'en sont définitivement convaincus. Face à la montée en puissance des préoccupations sécuritaires en matière d'alimentation et d'environnement et une tendance de plus en plus prononcée à standardisation des normes de conditionnement et d'emballage, particulièrement depuis septembre 2001, elles ont compris que leur salut viendra de leur capacité à résoudre le problème de l'emballage des produits qu'elles commercialisent. Kwadwo Affram Asiedu, vice-ministre ghanéen du commerce et de l'industrie, a mis l'accent, à l'ouverture du Salon, sur la nécessité pour les industries africaines de l'emballage " d'innover dans l'usage des matériaux, le design, les équipements et accessoires ". Ce message a été fort bien compris par les entreprises qui ont exposé une gamme très variée d'emballages. Pots, boîtes, cartons, étiquettes adhésifs, fûts, tonnelets, verres et flacons plastiques, sachets papiers et plastiques, pochettes, tubes souples, palette bois, sacherie polypropylène, papier Kraft étaient tous de sortie. Et si elle a permis de montrer le dynamisme de l'industrie africaine de l'emballage, cette exposition a une fois de plus mis à nu les insuffisances structurelles de ce secteur sur le continent. Des faiblesses qui ont pour noms, diversification limitée, coût élevé des matières premières, créativité limitée Des tares, traînées depuis des années, qui ne sont pas sans relation avec les difficultés que rencontrent certains produits d'exportation africains pour accéder aux marchés occidentaux- et auxquels Afrik'Embal a tenté d'apporter des esquisses de solutions dans le cadre des ateliers, tenus en marge de l'exposition. Au centre des préoccupations étaient justement les " lois et réglementations applicables à l'emballage dans le commerce international, la sélection d'un système d'emballage approprié pour un conditionnement efficace et la place d'un bon design d'emballage dans le marketing ". Fréquentés par une moyenne de cinquante spécialistes et professionnels, ces ateliers ont permis de répondre à des questions telles que : Quelles sont les tendances actuelles en matière de normes au niveau de l'industrie de l'emballage et du conditionnement sur le plan mondial, quelles sont les opportunités offertes par l'Association des professionnels africains de l'agro-industrie, comment bénéficier des programmes de Pro-Invest, quels sont les mécanismes en place pour assister les entreprises dans le secteur de l'emballage et du conditionnement Les solutions esquissées, réduire l'étreinte de ces goulots d'étranglement de la compétitivité de l'industrie africaine de l'emballage, sont allées du développement de nouveaux produits d'emballage à l'édification d'une réglementation et de normes en passant par le contrôle de qualité, le développement d'emballage à partir de produits recyclés, la création d'un pool de compétence sur l'emballage, le développement du Co-packing. Mireille Foka, Responsable qualité, du département fabrication et commercialisation, IRID-PLASTICAM, entreprise camerounaise, n'était pas la moins satisfaite de sa participation à ce salon. Elle a fait le déplacement d'Accra pour, dira-t-elle, " rencontrer des clients et des partenaires, et surtout assister aux ateliers". Son appréciation après les travaux, " les thèmes ont été très enrichissants. Je note que nous avons encore beaucoup à faire dans le domaine de la qualité, et l'Afrique doit suivre le mouvement, sinon elle va encore être à la traîne". Outre l'exposition et les ateliers, le salon a été aussi marqué par des rencontres d'affaires dites "Business to Business" (B to B). Pour l'ensemble des participants, là résident leurs plus grandes satisfactions. "Les rencontres d'affaires ont été nombreuses et fructueuses", se félicite un industriel ivoirien. Visiblement déjà projeté dans la perspective de reconquête d'un marché perdu.
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