Jeudi, lors d'une petite cérémonie à la Maison d'accueil spécialisé, le président de Bouchons d'amour des Côtes-d'Armor, Stéphane Renac, a remis un chèque de 2.400 € à Fabrice.
15.000 €. C'est la somme que la famille de Fabrice, hôte de la Maison d'accueil spécialisé de Paimpol, a dû réunir pour pouvoir lui procurer un nouveau fauteuil adapté à son handicap. Heureusement, aux diverses aides sociales sont venus s'ajouter 2.400 €, récoltés par le biais de l'association Bouchons d'amour.
Une action bienvenue
De quoi boucler le budget de Fabrice, qui, à 36 ans, a un besoin urgent d'un fauteuil roulant électrique et verticalisateur. Jeudi, lors d'une petite cérémonie à la Maison d'accueil spécialisé, le président de Bouchons d'amour des Côtes-d'Armor, Stéphane Renac, lui a remis ce chèque. Aux résidants et à leurs familles, à Laurent Vanrechem, le directeur, à Brigitte Saulnier, représentante de la municipalité, le président de l'Association départementale des amis et des parents des personnes handicapées, Jean-Yves Herviou, a expliqué combien «des actions de ce genre sont les bienvenues». «La loi hôpital santé territoire va être revue. Nous ne savons pas à quelle sauce nous allons être mangés. Il faudra faire face».
Tout le département
C'est la deuxième fois que Bouchons d'amour s'associe aux divers établissements spécialisés du département pour venir enaide à une personne précise. Partout, des points de collecte debouchons ont patiemment été remplis et relevés. «Les principaux centres participant à l'opération étaient Plouisy, Loudéac, Saint-Brieuc, Tréguier et Dinan», indique Loïc Tachon, responsable communication à l'Adapei. «À 200 € la tonne de bouchons, il a fallu en récolter douze tonnes pour atteindre la somme de2.400 €.Cela a pris un an et demi!»
Un geste écologique
Stéphane Renac a, quant à lui, expliqué le cheminement des bouchons de plastique. «Ils sont triés et reconditionnés. Le recycleur les lave, les broie, et les transforme en granulats. Ceux-ci sont transformés en produits recyclables à vie, comme des palettes, qui remplaceront peut-être un jour les palettes en bois. C'est un geste doublement citoyen» souligne-t-il aussi, avant d'ajouter : «Il permet d'aider des personnes handicapées, mais aussi de préserver l'environnement!»