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2009-04-22 Des puces qui intègrent désormais des capteurs (par Ghislaine Bloch)
AgoraBee développe des «tags» servant d’antivols, permettant de gérer des stocks ou d’effectuer des mesures La technologie d’identification par radiofréquence (RFID) s’implante peu à peu dans tous les secteurs industriels et commerciaux. On connaît déjà la clé d’ouverture à distance des voitures qui permet d’identifier son propriétaire. Les grandes chaînes de distribution utilisent également le système pour gérer leurs stocks, maintenir les frigos à la bonne température ou faire l’économie du scannage lorsque des camions viennent décharger des palettes. Quant aux émetteurs de cartes de crédit, ils testent également l’insertion de puces RFID pour faciliter les paiements. La start-up vaudoise AgoraBee s’est également lancée dans le créneau. Cette technique permet la communication
sans contact des données de
la puce via les ondes radio à
une distance variant généralement
de 50 centimètres à
quelques mètres, selon les
catégories d’étiquette
– également appelées
«tags» – déposées
sur l’objet contenant les informations.
La mémoire de la puce a une
capacité variant de 96 à
512 bits, soit un volume 64 fois plus
important que celui du traditionnel
code-barres. Mieux, les informations
stockées sur cette étiquette
peuvent être modifiées
à tout moment par interaction
avec un lecteur. Primé par Venture Leader Il y a beaucoup d’acteurs qui proposent des étiquettes RFID dites passives. Celles-ci ont l’avantage de ne pas posséder de batterie, mais l’inconvénient est qu’elles ne peuvent être lues que sur une distance de quelques centimètres. «L’industrie s’est rendu compte des limites des tags passifs. Il n’est pas possible par exemple d’en lire plusieurs à la fois avec une fiabilité acceptable», estime Alexandre Wayenberg, cofondateur de la société AgoraBee, colauréat du Prix Venture Leader. La start-up lausannoise, basée dans le bâtiment la Haute Ecole d’art et de design (ECAL), à Renens, a développé de son côté un tag actif contenant une batterie d’une durée de vie de quinze ans. Il peut être lu jusqu’à une distance de 100 mètres. «Ces tags, de 2 centimètres de diamètre pour quelques millimètres d’épaisseur, ont l’avantage de pouvoir intégrer des capteurs de température, d’humidité, de pression ou de choc», explique l’ingénieur. |