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2009-02-13 Belin-Béliet : beynel cédé aux normands (par michel monteil, sud ouest)
Leader de la paletteL'accord a été signé le 3 février. Il était en négociation depuis trois ans. La société PGS (Palettes gestion services), fondée en 1993 par trois associés et basée en Seine-Maritime, vient de prendre 51 % du capital de Beynel-Manustock. L'un des fleurons du massif gascon, l'entreprise familiale fondée en 1945 au Teich par Édouard Beynel et présidée aujourd'hui par Jacques Beynel, 63 ans, s'unit à PGS. « On a butiné et on a trouvé une entreprise dynamique », sourit Jacques Beynel aux côtés de Jean-Louis Louvel, 42 ans, président de PGS. Si les deux protagonistes se retranchent derrière la clause de confidentialité pour le montant de la transaction, Jean-Louis Louvel ne cache pas que la situation économique et financière des derniers mois a compliqué les négociations. Un premier protocole, signé en juillet 2008, a nécessité l'ajout de « nouvelles garanties » par les banques, y compris les « alliées historiques » de la société. Engagements sociaux « Mais PGS est un bâtisseur, on ne fait pas une opération financière », assure Jean-Louis Louvel. Compte tenu de la santé économique ambiante, l'année 2009 ne devrait toutefois pas être marquée par de forts investissements. Ils ont porté sur 750 000 euros fin 2008 et pourraient atteindre une somme équivalente en 2009. Quant aux projets de développement en attente dans les tiroirs, comme le souhait de Jacques Beynel de voir la capacité de la scierie de Salles portée à 500 000 tonnes, il faudra attendre. Dans l'immédiat, tant Jacques Beynel qui demeure président de Beynel-Manustock, que Jean-Louis Louvel, ont pris des engagements sociaux vis-à-vis des 200 salariés du Girondin et des 420 salariés du Normand. « Il n'y aura pas d'impact sur les effectifs. » Ceci est favorisé par le fait que les deux sociétés ont des activités complémentaires : exploitation forestière, sciage, fabrication de palettes (2,1 millions par an) pour Beynel, fabrication, reconditionnement, recyclage et gestion de parcs de palettes pour PGS (21 millions de palettes dont 14 millions reconditionnées). L'opération permet au nouveau groupe d'atteindre une « taille critique » sur le marché européen en devenant le numéro un français de la palette en bois et le numéro deux européen des palettes. Avec un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros. Jean-Louis Louvel espère ainsi gagner des parts de marchés tout en développant de nouveaux services et produits. À ce titre, les projets de Beynel, en collaboration avec l'institut technologique FCBA-Bordeaux, notamment sur l'aboutage de bois vert, sont maintenus. Stockage de bois Après la tempête économique, le tandem PGS-Beynel doit aujour-d'hui gérer les conséquences d'une autre tempête. Jean-Louis Jouvel s'est dit prêt à participer à des opérations de stockage de bois à hauteur de 500 000 tonnes en collaboration avec des partenaires. Un dossier sur lequel Jacques Beynel s'investit aux côtés des organisations professionnelles du massif. Quant à la cession du solde de 49 % du capital, réservé à PGS, Jacques Beynel, même s'il se qualifie de « vieux mohican de la palette », ne semble pas pressé. Le sujet sera d'actualité au plus tôt en juin 2010. |