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2008-04-21 Hommages à Jean-François Piétri, journaliste au Bois International

L’annonce du décès de notre confrère Jean-François Piétri a suscité de nombreuses réactions de la part de personnalités de la filière, de professionnels qui ont eu l’occasion de le rencontrer et de travailler avec lui au cours de sa longue carrière au service de notre journal.
Dans l’impossibilité de retranscrire l’intégralité des messages qui nous sont parvenus, nous reproduisons ici quelques extraits de ces hommages et témoignages de sympathie, auxquels la direction et toute l’équipe du journal s’associent.

Bernard Rey, directeur général de France Bois Forêt : « Je voudrais tout d'abord souligner la qualité de contact de Jean-François Piétri qui, vis-à-vis de nous, apparaissait toujours à l'écoute de son interlocuteur, notant scrupuleusement nos propos parfois sans doute un peu filandreux, cherchant les infos simples et concises et posant des questions empreintes d'une recherche de l'information efficace, sans polémiques inutiles. Le rendu en était toujours élégant et si je peux m'exprimer ainsi, j'y retrouvais mes petits ! La première fois que l'on s'est rencontrés, ça ne s'invente pas, c'était évidemment pour parler vente de bois à l'ONF. Ma position de vendeur à l'époque m'amenait toujours à une certaine réserve dans les commentaires à chaud. »

René Beaudonnat, président d'IRB : « Jean-François Piétri était toujours à l’écoute des actualités de la filière bois et contribuait à porter la voix des professionnels de nos régions. Les interprofessions régionales de la filière bois, par le biais d’IRB, transmettent leurs sincères condoléances à son épouse et ses enfants. »

René Maechler, président du syndicat des scieurs d’Alsace : « Jean-François, quelque part tu étais notre voix, notre « héraut ». Tu raffolais en effet des mots et des phrases chocs. Si les nôtres n’étaient pas assez pertinents, tu en rajoutais volontiers pour la seule bonne cause. Par amitié et fidélité, malgré la fatigue du voyage, tu as souhaité rendre une dernière visite aux scieurs alsaciens, l’automne dernier. Sache les aujourd’hui bien attristés. Je me souviendrai de notre dernier aparté, fin décembre, où tu m’encourageais, avec un sourire complice, à toujours demeurer fidèle à mes convictions. »

Christian Pinaudeau, secrétaire général du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest et de l'Union des sylviculteurs du Sud de l'Europe, directeur du GIE Forexpo : « Je me souviens de notre première rencontre sur notre salon, où il venait régulièrement. C’était un homme avec lequel on pouvait évoquer en toute confiance les péripéties de la filière, dans un enrichissement mutuel. J’appréciais beaucoup sa lucidité et sa capacité à prendre du recul, tout comme son sens de l’humour et sa bienveillance. »

Philippe Goepfert (Serra France) : « Jean-François était pour moi une icône dans le domaine bois et comme un père dans le métier du bois (un peu comme MM. Besson, Cardette, Morel...). »

Régis Jutier (directeur division produits forestiers  Komatsu-Valmet, président de l’Ascodif) : « J’avais eu le plaisir de rencontrer, pour la première fois, Jean-François, au cours d’un voyage en Suède, et découvrir ainsi toute la chaleur humaine qu’il pouvait faire partager dans un climat de grande convivialité. En tant que directeur commercial de Valmet, j’appréciais nos discussions sur l’évolution du matériel où Jean-François était toujours en quête d’informations, d’explications. Une volonté d’apprendre, de partager, avec une certaine réserve sur les risques de telles évolutions techniques.
En tant que président de l’Ascodif, nous discutions souvent des attentes et des enjeux de notre filière. Son point de vue, précis et expérimenté, permettait d’avoir un débat où parfois nos idées pouvaient ne pas être les mêmes. C’était toute la richesse de nos discussions. »

Richard Vivers, directeur Europe de Wood-Mizer, exprime ses condoléances à la famille de notre confrère et à la rédaction du journal. Il précise que « Jean-François Pietri a été un ami pour Wood-Mizer pendant une douzaine d’années et nous avons toujours admiré son professionnalisme. Nous avons apprécié son amabilité lors de nos rencontres sur les salons en Europe. »

Jean de Vulliod, fondateur de l’institut européen des palettes : « Un homme passionné par son travail, toujours à l’écoute des nouveautés, un observateur objectif de l’évolution des techniques de la filière bois et pour nous plus particulièrement de la fabrication et du recyclage de palettes bois : tel était Jean-François Pietri, qui avait su gagner la confiance des acteurs de la filière. Pour de nombreux acteurs de la profession, il était devenu un véritable partenaire de réflexion. Il leur apportait une participation constructive et sans œillères, toujours positive, tout en sachant garder une parfaite discrétion lorsque c’était nécessaire.
Ses articles de fond sur de nombreuses entreprises ou des nouvelles techniques resteront les témoins de cette période de trente années où les techniques de constructions et de recyclage des palettes bois sont passées de l’artisanat à un automatisme presque total. »

Carlos Castelo, éditeur de l’Echo des Bois (Belgique) : « Confrère et néanmoins ami", disait par boutade un ancien rédacteur en chef du "Bois National" aujourd’hui disparu, à propos d'un collègue d'une autre rédaction française. Confrère mais "surtout ami", aurais-je pour ma part tendance à écrire à propos de Jean-François, homme de bien, cordial, connaisseur de son sujet et de ceux à qui il s'adressait dans les colonnes du Bois International, modeste, pas hautain pour un sou, fidèle dans ses relations avec les collègues et anciens. Mes sincères condoléances à toute l'équipe du Bois International, qui aura perdu un pion avancé. »

Pierrette Castagné, journaliste, correspondante du Bois International : « Jean-François, c’est d’abord une voix qui résonne dans le téléphone : une commande d’article, une question, une demande d’information… Un ton enjoué, une pirouette, une plaisanterie. Cette apparente légèreté n’a jamais su cacher ses compétences professionnelles : le journaliste, toujours exigeant, ne s’en laissait pas conter. À la fois distant et impliqué, il connaissait le milieu, les machines… et les humains.
Pour ses confrères, pour ceux qui ont eu la chance et le plaisir de collaborer avec lui, Jean-François était une référence en termes de machinisme forestier. Les « vraies » nouveautés, il savait les débusquer comme personne. Les « fausses » aussi d’ailleurs. Alors adichats (comme on dit en gascon) ! »

Al Arter, journaliste, correspondant du Bois International : « Le personnage brillait plutôt par sa retenue. Parfois sur la réserve, souvent discret mais toujours l’œil pétillant de celui qui avait beaucoup vu sans qu’il fût cependant nécessaire de le faire savoir ostensiblement. Polyglotte avisé, sa pointe d’accent ensoleillé trahissait ses origines méridionales. Voilà Jean-François Piétri : journaliste « accrédité forêt et bois ». Car, de la culture des arbres à la première transformation des bois, du territoire hexagonal aux limites de ce « vaste monde » qu’il a si souvent parcouru, quels sont les sujets qu’il n’avait pas traités ? Proche de tous ces besogneux anonymes qu’il voulait célébrer parce qu’ils cultivent et récoltent avec opiniâtreté les fruits de nos belles forêts, il savourait ces moments si particuliers où, d’une simple rencontre, naît une belle amitié. Nous perdons un vrai reporter et un grand supporter de la forêt et du bois qu’il avait chevillés au corps. »


     
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