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| États-Unis, la vague RFID déferle en 2003... États-Unis, la vague RFID déferle en 2003 quand Wal-Mart demande à ses cent fournisseurs les plus importants d’intégrer des puces RFID à tous leurs produits pour le 1er janvier 2005. La grande majorité respectent l’échéance. Puis, le colosse exige la même chose de tous ses fournisseurs, pour le 1er janvier 2006. La pression s’accentue lorsque le Département de la Défense américain emboîte le pas. Aujourd’hui, la liste des grands détaillants qui adoptent la technologie RFID ne cesse de s’allonger : Target, Chapters, Safeway, Staples, Microsoft, Procter & Gamble... Gageons qu’un jour, ce sera votre tour. Qu’est-ce que la RFID ? C’est un système d’identification radio, comme son nom l’indique: Radio Frequency IDdentification . Une puce, qu’on peut greffer à un emballage ou à un produit, émet un flux d’information par ondes radio. Une antenne capte ces ondes et les transfère à un récepteur qui décode l’information et la transmet à son tour à n’importe quel système informatique pour traitement. De façon plus simple, on pourrait dire de cette technologie qu’elle est un code à barres qui parle. La RFID présente trois avantages d’intérêt majeur. Premièrement, elle peut contenir beaucoup plus d’information que le code à barres : le numéro de série du produit, son lieu de fabrication, sa date de production, et une foule d’autres détails. Deuxièmement, contrairement au code à barres, une puce ne risque pas de se salir ou d’être déchirée. Finalement, la lecture de l’information n’a pas besoin d’être faite à vue. Selon Victor Garcia, directeur de la technologie chez Hewlett-Packard Canada, « Au moyen des récepteurs les plus sophistiqués, on peut lire jusqu’à 200 puces simultanément, ce qui veut dire qu’on peut enregistrer, en une seule lecture, le contenu d’une palette complète de produits, même si les puces sont contenues à l’intérieur des boîtes». Wal-Mart a déclenché la révolution RFID pour réduire les coûts dans ses centres de distribution et dans sa mise en marché en magasin. Le géant compte épargner 6,7 milliards de dollars américains par an en éliminant toutes les opérations de manutention relatives à la lecture des codes à barres. L’entreprise vise également une réduction des ruptures de stock et des épargnes de l’ordre d’un milliard de dollars, grâce à l’inventaire automatique des produits qui restent sur ses rayons. En conséquence, les ventes de ses fournisseurs devraient augmenter de 600 millions de dollars américains. Des exemples d’utilisation de la RFID Luc Chartrand, président de Locus, le fabricant lavallois de voitures super-sport concurrentes des Lamborghini et des Ferrari, a intégré la puce RFID au système de démarrage de son premier modèle en production. Insérée dans la manette de démarrage, la puce RFID envoie un message à l’ordinateur de bord de la voiture quand le conducteur s’assoit dans le véhicule. Ce dernier voit alors s’illuminer le tableau de bord, qui l’invite à introduire son code d’identité sur un écran tactile. Le conducteur n’a plus qu’à démarrer le moteur en poussant sur un bouton tactile situé au-dessus du pare-brise. Une autre puce logée dans le moteur permet de faire à distance une lecture d’entretien à l’aide de l’ordinateur du mécanicien. « C’est très high-tech , » commente laconiquement Luc Chartrand. Au Store of Future de Samsung, à Times Square, à New York, chaque client se voit remettre une puce RFID sur laquelle on inscrit diverses informations : son nom, sa langue, son goût pour le hockey ou pour le cinéma fantastique, etc. Des récepteurs disséminés dans le magasin captent ces informations et font en sorte, par exemple, que la télévision au plasma devant laquelle le client s’attarde l’accueille dans sa langue et lui présente un match de hockey ou un extrait de film fantastique. Quand le client rend sa puce à la sortie, le détaillant peut y lire le trajet qu’il a suivi et les produits pour lesquels il a marqué une préférence. On calcule que dans l’industrie aéronautique, les coûts de repérage et d’expédition des bagages qui ont été envoyés à de mauvaises destinations s’élèvent à deux milliards de dollars américains, rapporte Bob Moroz. Cela vient du fait que les lecteurs de cartons de codes à barres qu’on colle à la poignée des valises n’ont qu’une précision de 80 %. Avec les puces RFID, on obtiendrait une précision de lecture de 99,4 %. Un projet informatique Victor Garcia insiste sur les avantages essentiels qu’offre cette technologie à ceux qui l’exploitent intelligemment. Par exemple, en l’intégrant dans son processus de fabrication et de stockage, une entreprise peut bénéficier à moindre coût. d’une visibilité quasi parfaite sur le flux des produits. Pour tirer le meilleur parti de la RFID, il ne faut pas la voir comme une simple technologie, mais comme un enrichissement de l’ensemble des systèmes d’information de l’entreprise. Pour cela, il faut l’intégrer à son plan d’affaires, et s’assurer que l’afflux d’information qui provient des puces RFID sert la mission de l’entreprise. Le coût de la puce
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