| Les standards RFID en quête de large diffusion. De
lidentifiant unique à la description des produits, en passant par
la traçabilité, les standards RFID sont notamment promus par le
consortium EPCGlobal. Mais les éditeurs tardent à les intégrer
dans leurs solutions. (07/04/2004) Remise à plat des composants
électroniques, uniformisation des fréquences de communication...
la mise en oeuvre de composants RFID peut apporter une réelle valeur ajoutée
aux mondes de la grande consommation et de la logistique mais elle nécessite
un travail de standardisation important.
De cette démarche de standardisation
dépend le degré d'intégration de la technologie d'un bout
à l'autre de la chaîne logistique. Principaux domaines concernés
: celui des données et de leur manipulation. Un champ sur lequel se concentre
l'EPCGlobal, l'un des principaux consortiums oeuvrant autour des technologies
RFID. Né d'un rapprochement de l'Uniform Code Council et de EAN International,
cet organisme oeuvre en étroite collaboration avec un centre de recherche
du MIT (Auto-ID Center).
Les premiers travaux publiés par EPCGlobal
nous éclairent sur les possibilités offertes par la technologie
émergente, à la fois en termes de marquage de produits mais également
d'enregistrement d'informations. Sont listés ci-dessous tous les mécanismes
d'ores et déjà standardisés par le groupement, sous le nom
d'EPC (pour Electronic Product Code). Une documentation qui, de l'avis de nombreux
observateurs, reste encore insuffisante. Les données et processus RFID
standardisés par EPCGlobal
Standard - Description
EPC
Number: Numéro unique identifiant l'objet marqué (et renvoyant
au fabricant, au produit et au numéro de série).
EPC
Manager: Définit quel est le propriétaire des données
embarquées dans la puce - le fabriquant, le transporteur ou le distributeur
par exemple.
EPC Header: Décrit les autres données
embarquées dans la puce.
Object class: Définit la
référence de l'article correspondant à l'objet transmis.
Object naming service (ONS): Traduit le numéro EPC en une
adresse Internet, en vue de synchroniser l'information RFID avec des briques tierces.
Physical markup language (PML): Décrit en XML les caractéristiques
de l'objet et certaines informations utiles à la traçabilité
(date d'envoi, etc.).
Savant: API permettant d'agréger et
d'orchestrer les flux de données RFID au sein d'une architecture distribuée.
EPC Tag and reader: Spécification pour garantir l'interopérabilité
des puces avec les lecteurs/enregistreurs. Elle intègre les normes ISO/IEC
définies dans le domaine des fréquences radio (18000).
L'infrastructure
proposée par EPCGlobal a déjà été mise en oeuvre
par plusieurs sociétés dans le cadre de projets pilotes. Parmi elles,
on compte des entreprises américaines, telles que Wal-Mart, Gillette ou
encore Procter & Gamble. Mais également des acteurs européens,
comme les britanniques Tesco et Marks & Spencer.
Ces premiers chantiers
touchent principalement au domaine de la logistique industrielle : ils visent
à assurer le suivi des biens - containers, palettes, lots - entre différentes
sociétés, ou à l'intérieur d'une usine ou d'un entrepôt
par exemple.
EPCGlobal s'impose comme standard
Au chapitre
des grands éditeurs, SAP a été l'un des tous premiers à
apporter son soutien à l'initiative d'EPCGlobal. Le groupe allemand prévoit
d'ailleurs d'intégrer prochainement les spécifications EPC au module
de supply chain de son progiciel de gestion intégrée (ERP). Plus
récemment, Sun mais également PeopleSoft et Microsoft ont rejoint
le consortium. D'autres s'intéresseraient également de très
prés aux travaux de l'EPCGlobal, Oracle notamment.
En savoir plus
Dossier Gestion de la chaîne logistique Encyclopédie
RFID
L'enjeu poursuivi par tous ces acteurs ? Avancer, à terme, des
solutions logicielles capables d'intégrer des données en provenance
d'infrastructure RFID. Presque tous ont déjà dévoilé
des initiatives sur ce terrain. Dernière annonce en date : celle de l'offre
Sensor-Based Services d'Oracle. Une application que la firme propose d'associer
à un outil de reporting pour assurer l'analyse des informations RFID agrégées.
Quant à Microsoft, Sun et PeopleSoft, ils planchent actuellement sur des
modules équivalents adaptés à leur plate-forme respective.
Source: Antoine CROCHET-DAMAIS JDN
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