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| la détection du nématode du Pin Le projet européen PORTCHECK vient de s'achever. Dans ce cadre, les chercheurs de l'INRA, en collaboration avec le Central Science Laboratory (Grande-Bretagne) et l'université d'Evora (Portugal) ont mis au point un diagnostic moléculaire pour la détection du nématode du Pin, responsable d'un dépérissement généralisé des conifères atteints et d'une forte mortalité des arbres infectés pour les espèces sensibles. Ainsi, des méthodes de diagnostic moléculaire à la pointe de la technologie pour détecter les parasites et pathogènes de quarantaine majeurs, sur site et aux points d'entrée sur le territoire, seront à disposition des services de contrôle européens. L'introduction dans l'Union Européenne de parasites et de ravageurs des plantes non indigènes, ainsi que de produits végétaux, peut avoir des conséquences graves pour les échanges transfrontaliers. Certaines méthodes actuelles de détection des organismes de quarantaine présentent plusieurs inconvénients : elles sont souvent limitées à quelques parasites, sont longues à mettre en oeuvre et nécessitent des équipements importants. De ce fait, le besoin existe d'un système générique, rapide et portable pour détecter et identifier les parasites et pathogènes de quarantaine aux points d'entrée sur le territoire. Un diagnostic moléculaire mis au point L'intérêt de cette méthodologie réside dans l'interprétation non ambigüe du résultat, qui se traduit par une réponse de type 'oui-non'. La méthode s'applique à des échantillons de bois prélevés par exemple sur des chargements de troncs importés, ou sur des arbres en zone forestière. De plus, l'équipement portable testé permet d'envisager son utilisation sur site, hors de tout laboratoire d'analyse.
En Europe, les espèces les plus sensibles sont le pin noir (Pinus nigra), le pin maritime (P. pinaster) et le pin sylvestre (P. sylvestris). Du fait du risque potentiel pour les forêts européennes, B. xylophilus a été classé sur la liste des organismes de quarantaine, et sa découverte en 1999 au Portugal (dans une zone forestière au sud de Lisbonne) a conduit les pays de l'Union Européenne à intensifier les enquêtes et les contrôles phytosanitaires visant à la détection de ce parasite. Il existe plus de 70 espèces de Bursaphelenchus et leur identification morphologique nécessite un haut degré d'expertise. En France, l'espèce la plus fréquente est B. mucronatus, non pathogène mais très proche de B. xylophilus. Des méthodes génétiques récentes d'identification ont été mises au point, mais les protocoles complexes à mettre en œuvre ne permettaient pas d'envisager une utilisation en test de routine. La méthode mise au point aujourd'hui par les chercheurs de l'INRA permet de contourner ces difficultés : elle est simple d'utilisation et ne requiert pas l'expertise d'un spécialiste, comme l'ont démontré les tests interlaboratoires réalisés au cours du projet. Les recherches actuelles ont pour objectif de comparer la souche de B. xylophilus trouvée au Portugal avec celles présentes en Amérique du Nord et en Asie, afin d'identifier l'origine de l'infestation et retracer les chemins possibles ayant conduit à l'entrée du parasite en Europe. Ces connaissances sont indispensables pour éviter dans le futur de nouvelles introductions via les échanges commerciaux internationaux.
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