Reconditionned Pallets
Summary in English:
The SY.NA.REP's (National Union of the Pallet's Recyclers and Refurbishers)
president, Louis Francis Lenglart, has said that pallet's market begins to be
developed. In 1998, 60 million of pallets were recycled. For this reason, the
union regroups near 50 companies specialized in pallets' collect and repair (40%
total sales of the sector).There are about 600 companies on the market of used
pallets.
| De
tous les secteurs de la récupération, le marché de la palette
reconditionnée est le seul qui semble rajeunir au fur et à mesure
que les années passent. Finie l'image dépassée qui lui collait
à la peau. Le reconditionneur de palettes revêt aujourd'hui le costume
d'un chef d'entreprise dynamique, à l'écoute du marché économique
environnant. Son objectif : améliorer la qualité du produit et développer
les actions de communication. |
Louis Francis Lenglart, président de SY.NA.REP.
| En évoquant
les mouvements de palettes sur le marché français chiffrés
à 300 millions pour l'année 1999, on peut aisément se faire
un aperçu de la bonne santé de l'industrie dans l'Hexagone et les
autres pays européens. Ce dynamisme gagne d'ailleurs tous les secteurs
puisque selon les dernières statistiques du Synarep (Syndicat national
des récupérateurs et reconditionneurs de palettes), 60 millions
de palettes neuves ont été produites tandis que 70 millions de palettes
ont été reconditionnées. A cette montée en puissance
du secteur, faut-il ajouter l'utilisation croissante des palettes de location,
moins contraignantes sur le plan de l'entretien pour les entreprises.
Le recyclage des palettes aurait-il atteint sa vitesse de croisière ? Selon
Louis Francis Lenglart président du Synarep, le marché commence
seulement de se développer. "En 1998, le secteur totalisait 60 millions
de palettes recyclées. Cette année, les 10 millions d'unités
supplémentaires semblent encore loin de la réalité",
regrette-t-il. "Depuis que cette profession existe, et cela risque de durer
encore quelques années, le marché prend de l'ampleur, mais fonctionne
toujours de façon plus ou moins anarchique. Parallèlement à
l'apparition d'entreprises structurées et affiliées aux organismes
professionnels, on assiste à la création de nombreuses structures
de petites tailles, non soumises à la moindre autorisation d'exercer. Ces
collecteurs dont on ne connaît pas le réseau d'échanges vendent
directement aux clients des entreprises affiliées au Synarep". Le
président du syndicat ne peut que déplorer cette situation sans
pouvoir agir faute de données précises sur le volume ainsi détourné
du réseau " légal". Cependant, a-t-il raison
de s'inquiéter ? Le syndicat regroupe une cinquantaine d'entreprises spécialisées
dans la collecte et le reconditionnement de palettes qui à elles seules
représentent 40 % du chiffre d'affaires du secteur. Par ailleurs on peut
estimer à 600 le nombre actuel d'entreprises sur le marché de la
palette d'occasion. Sur cet effectif bon nombre d'entre elles naissent, meurent
ou réapparaissent sous d'autres noms : "Celles-là explique
Louis Francis Lenglart sont des sociétés non certifiées et
dont la qualité des produits fait du tort à notre image". En
dépit de ces irrégularités, la conjoncture économique
favorable depuis ces derniers temps contribue sensiblement à l'essor de
la palette, toutes catégories confondues. Néanmoins il serait fort
injuste d'attribuer l'expansion du marché au seul facteur économique
de l'industrie française et européenne. L'activité de la
palette reconditionnée connaît des bouleversements importants, tant
sur le plan de la logistique que dans l'organisation de la profession. Signe encourageant
qui porte à croire que la profession, aux dires de Louis Francis Lenglart
n'a pas de soucis à se faire pour les trois prochaines années.
La qualité via Qualirec Structurer davantage la profession,
améliorer la qualité du tri et des réparations, valoriser
les palettes non réparables, informer les utilisateurs, répondre
aux exigences des consommateurs, la liste des objectifs fixés par la profession
n'est pas exhaustive. Menées tambour battant par les membres du syndicat
des reconditionneurs de palettes, certaines actions voient le jour. Tel un leitmotiv,
et seule solution aux yeux de Louis Francis Lenglart, pour " séparer
le bon grain de l'ivraie ", la démarche Qualirec doit être entreprise
par chaque adhérent du syndicat et toute société qui se respecte.
Créé par Federec et l'organisme certificateur Socotec, ce système
de qualification constitue au même titre que les normes ISO, une garantie
pour le client d'obtenir un produit de qualité, fabriqué dans des
conditions respectueuses de l'environnement La moitié des recycleurs de
palettes s'est déjà engagée dans cette procédure :
"Les contraintes sont à la portée de tous. Il suffit pour les
entreprises de se faire agréer comme site classé et d'engager quelques
investissements pour le traitement des eaux et des hydrocarbures. Tout le monde
peut "faire de la palette", explique le président du Synarep,
mais l'entreprise sera jugée sur la qualité de ses produits et de
ses compétences. Aujourd'hui ce secteur suscite un intérêt
croissant que l'on doit satisfaire si l'on veut rester dans la danse et gagner
de nouveaux marchés", souligne le président du Synarep. Face
à des consommateurs de plus en plus exigeants sur la nature du produit,
la palette d'occasion ne doit plus supporter de connotation péjorative
mais atteindre un niveau de qualité au moins égal à celui
d'une Palette neuve. C'est pourquoi insiste LF Lenglart cette démarche
est primordiale car il s'agit d'un tremplin pour ceux qui souhaitent accéder
plus facilement à la certification ISO". Dans la même
optique, les membres du Syndicat se sont penchés sur le dévelopPement
inéluctable des prestations de services : "Pour fidéliser notre
clientèle, nous serons dans quelques années à même
de jouer la carte de la proximité et du service après vente, en
proposant par exemple un service réparation à domicile".
La communication via Internet Mais de façon plus générale,
le besoin d'informations sur la palette bois d'occasion se fait de plus en plus
ressentir. Cette demande émane d'un large public comme les administrations,
les écoles professionnelles, les banques et les cabinets conseil. D'où
la décision de la part du Synarep d'effectuer un premier pas dans le monde
du multimédia en créant son propre site Internet. Accessible sous
l'adresse :,
il se veut à la fois un lieu d'informations et d'échanges pour permettre
aux professionnels d'établir des contacts entre eux et tisser un réseau
dans toute la France. "Notre site a d'ores et déjà permis de
réaliser quelques échanges entre collecteurs et de recevoir des
courriers de clients étrangers intéressés. Notre souci à
l'heure actuelle porte sur la formation de nos adhérents à Internet.
Nous avons à cet effet formulé une demande de subventions auprès
du ministère des Finances", explique LF Lenglart. Autre projet,
l'élaboration d'un ouvrage sur la palette reconditionnée publié
par le CTBA. Après la publication de "Palettes et Caisses en bois",
syndicats et professionnels de l'industrie du bois ont décidé de
réaliser un document de réflexion et d'information sur l'évolution
du recyclage et du reconditionnement des palettes. Deux ans d'études seront
nécessaires pour réaliser cette synthèse du marché,
dont la publication est prévue pour septembre 2001. Si le marché
de la palette neuve est relativement bien cerné, celui de la palette d'occasion
manque encore cruellement d'informations pour avoir une vision globale de ce secteur
en pleine mutation : provenance et modes de collecte, types de palettes récupérées,
équipements utilisés, valorisation de palettes non réparables
... Sur ce dernier point, le Synarep et les autres industriels de la palette n'ont
pas hésité à monter au créneau. "Dans le cadre
de la filière bois énergie, nous avons signé une convention
avec l'Ademe pour garantir des débouchés aux broyats issus de palettes
non réparables". Jusqu'à présent le principal problème
relatif à la transformation de broyat destiné aux chaufferies ou
à l'industrie du panneau de particules, résidait dans le coût
assez élevé des équipements. Le matériel de broyage
doit donc être alimenté régulièrement, ce qui implique
un approvisionnement constant en broyat. Ce à quoi, avec l'Ademe, la profession
semble avoir trouvé un terrain d'entente. Quant au panneau de particules,
second débouché pour le broyat de palettes constitue une part assez
limitée bien que stable au sein des modes de valorisation des palettes
non réparables. Regroupements en perspective "Les
entreprises se regrouperont ou disparaîtront". Sans avoir besoin de
scruter sa boule de cristal, Louis Francis Lenglart ne fait qu'observer l'évolution
du secteur de la récupération pour se projeter dans l'avenir : "Ce
phénomène se profile déjà à l'horizon avec
les deux grands groupes français Vivendi et Suez Lyonnaise qui possèdent
leur propre filiale spécialisée dans la collecte et la valorisation
de palettes". L'autre moyen de réguler le marché s'appuie sur
la proximité géographique : "Jouer la carte du rapprochement
en créant un réseau de filiales et d'entreprises solides pour quadriller
tout le territoire, c'est ainsi qu'à mon sens, l'avenir de notre profession
devrait s'orienter d'ici cinq ans", avoue LF Lenglart.
La mission semble dorénavant toute tracée pour la nouvelle génération
de recycleurs partisans d'une modernisation de la profession. Le Synarep souhaite
se placer en première ligne pour contribuer à ce développement
avec comme priorité, le ralliement de nouveaux adhérents. Le travail
de prospection porte déjà ses fruits, puisque l'année prochaine,
le Synarep devrait enregistrer comme l'a laissé entendre son président,
l'adhésion de 10 nouvelles entreprises : "Aujourd'hui, je peux affirmer
que la situation est placée sous le signe de l'optimisme. Notre profession
rajeunit d'année en année. Les entreprises se modernisent avec l'arrivée
de sang neuf au sein de notre activité. Depuis les années 80, où
les premières sociétés se sont spécialisées
dans le recyclage des palettes, le secteur a évolué très
rapidement en s'adaptant au marché national et européen". Et
de poursuivre "L'après 2000 continuera d'être le témoin
d'une modernisation accrue des équipements de démontage et de valorisation
ainsi que des moyens de communication avec une utilisation généralisée
d'Intemet". C'est tout le mal qu'on peut lui souhaiter !
MONCEL,
Catherine, RECYCLAGE RECUPERATION MAGAZINE, n°46, 17 décembre 1999,
p.32 |